Evaluation du CERDI par l'AERES

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Evaluation du CERDI par l'AERES

Message  Quentin le Mer 22 Sep - 11:29

Bonjour,

Pour ceux que ça interesse, voici le rapport de l'AERES concernant le CERDI. L'AERES se charge de l'évaluation des établissements supérieurs, et ce rapport date de 2008, vous trouverez donc des différences avec la formation actuelle :


Habilitation des diplômes
Masters – Vague B
ACADÉMIE : CLERMONT-FERRAND
Établissement : Clermont-Ferrand 1
Demande n° 20042634
Domaine : Droit, économie gestion
Mention : Analyse économie et développement international
Avis Aeres

Appréciation (A, B ou C) : B

Avis global : (sur la mention et l’offre de formation)
L’Université d’Auvergne dispose d’une spécificité avérée, dans le domaine de l’économie du développement et
de l’économie internationale, qui lui apporte sans conteste beaucoup en termes de lisibilité nationale, internationale
et de reconnaissance académique. La bonne tenue des effectifs de M2, lors du quadriennal précédent, en atteste. Les
parcours orientés vers la formation continue, lorsqu’ils sont bien établis, constituent un avantage certain, qu’il faut
préserver.
Globalement, la contrepartie du peu de cours en commun est une relative richesse des cours proposés, en
adéquation avec les formations proposées.
Compte tenu de l’activité du CERDI, de sa déclaration de politique scientifique déclinée en trois axes, une
offre de formation appuyée sur l’économie du développement et l’économie internationale va de soi. Cependant, les
parcours apparaissent davantage comme des spécialités, parfois rangées artificiellement sous un chapeau commun. De
ce point de vue, la lisibilité des choix offerts aux étudiants n’est pas toujours évidente.
Les objectifs scientifiques des trois spécialités ne sont pas tous déclinés avec le même degré de précision.
Toutefois, il est clair que cette offre de formation contribuera à la visibilité nationale et internationale de
l’Université Clermont-Ferrand 1 et plus précisément de la faculté des sciences économiques et de gestion.
L’historique de l’équipe (le CERDI) qui vient en adossement recherche à ces formations montre que cet objectif a de
grandes chances d’être atteint.
L’équipe pédagogique locale, de qualité et d’expérience, est renforcée par l’intervention de nombreux
extérieurs venant d’universités, d’institutions internationales, d’entreprises. C’est une des forces de cette offre de
formation.

2

L’organisation pédagogique est, elle aussi, plus ou moins bien déclinée selon les spécialités et les parcours. Les
travaux appliqués et à finalité professionnelle sont privilégiés. L’évaluation des enseignements semble systématisée
et le suivi des étudiants (recherche de stage) bien assuré. La validation du niveau acquis en anglais (Toeic) est un
point positif.
Globalement l’adossement recherche ne pose pas de problème. Toutefois les compétences « historiques »
CERDI ne couvrent pas toutes les dimensions du développement. L’adossement recherche de la spécialité
« Développement international » est évident, même si tous les parcours qui la composent ne sont pas à mettre sur le
même plan. L’adossement recherche de la spécialité « Santé et Environnement » est moins évident, même si l’axe 3
du CERDI y correspond désormais. La production scientifique dans ces domaines reste relativement limitée. La
spécialité « Analyse et expertise économique » comporte un parcours dédié à la formation continue, et un autre plus
orienté sur les marchés internationaux. On peut trouver la substance nécessaire à ces parcours dans le CERDI, mais les
liens recherche/formation sont ici plus distendus.
Le M1 comporte deux parcours, qui ne font pas l’objet d’une évaluation spécifique dans les fiches qui suivent
et ne posent pas de problèmes particuliers. L’offre de formation comporte, en M2, trois spécialités et dix parcours.
Cela semble élevé, en regard des effectifs attendus. Le document de déclaration de politique de formation pour
l’Université d’Auvergne fait apparaître, pour 2005/2006, 83 admis en L1 économie-gestion, 39 en L3 d’économie, 46
en M1. En revanche, les effectifs des spécialités de M2 habilités lors du précédent quadriennal sont corrects : de 15 à
40 environ, selon les spécialités, pour 2006. Cela montre l’attractivité des formations proposées en M2. Toutefois,
l’ouverture de nouveaux parcours reste ambitieuse. Sans doute faudrait-il éviter au maximum les redondances pour
des parcours qui, par étudiant, représentent un investissement important (même si les informations données ne
permettent pas d’apprécier pleinement cet aspect). Deux parcours ont une vocation de formation continue (« Gestion
de la politique économique » et « Maîtrise d’ouvrage publique et privée » en création).
Le point « part tronc commun » est un peu confus dans le document de présentation des parcours. La
proportion des cours en tronc commun est indiquée par spécialité, mais pas de façon claire : un examen attentif des
cours proposés dans les différents parcours (spécialité « Développement international » notamment), n’apporte pas
de réponse satisfaisante. Il s’agit donc de parcours très individualisés qui laissent parfois l’impression que les
spécialités antérieures ont simplement été chapeautées par des intitulés communs, sans véritable volonté de mise en
cohérence et d’économie. Les cours en options ne sont pas toujours identifiables, et le coût de l’offre de formation
est difficile à apprécier.
Les objectifs professionnels et les débouchés sont généralement bien identifiés. En particulier, l’offre de
formation antérieure et l’activité scientifique du CERDI ont permis de développer des liens réels avec le monde
professionnel, de grandes institutions internationales ou régionales. On peut toutefois regretter qu’aucun bilan du
devenir des étudiants ne soit fourni. Pour les nouveaux parcours (trois), il aurait été souhaitable d’avoir plus de détail
sur le potentiel des débouchés. Chacun des parcours est décliné selon une fiche du répertoire national des
certifications professionnelles.
L’activité scientifique du CERDI s’accompagne d’une véritable ouverture internationale, dont l’Université
d’Auvergne ne saurait se passer.

Les principaux points forts de cette offre de formation sont :
• Un adossement recherche bien établi, grâce au CERDI, dont la structuration en trois axes s’articule
bien avec les propositions de formation.
• L’existence avérée de liens bien établis avec le monde professionnel, en rapport direct avec les
formations proposées (grandes institutions internationales, entreprises, cabinets de conseil, etc.).
• Une équipe pédagogique de qualité, constituée à la fois des enseignants-chercheurs et chercheurs
locaux, et d’intervenants extérieurs de qualité.
• L’attractivité des formations antérieurement proposées (donc un effet de réputation) attestée par la
bonne tenue des effectifs de M2.



3

Les points faibles sont :
• La logique de l’offre de formation proposée n’est pas toujours claire. Il semble que les anciennes
spécialités ont été mises sous des chapeaux communs, sans que l’on comprenne vraiment la
motivation des regroupements opérés.
• Les spécialités « Développement international » et « Analyse et expertise économique », qui
apparaissent en partie redondantes (en terme de débouchés professionnels), même si le contenu est
différencié.
• Les cours communs aux différents parcours sont relativement peu nombreux (sauf ponctuellement
entre deux parcours, et pour la spécialité « Santé et Environnement »). À l’intérieur d’une même
spécialité, les parcours coexistent parfois sans grand lien.
• L’adossement recherche de la spécialité « Santé et environnement » est moins assuré que celui de la
spécialité « Développement international ».
• La création de trois nouveaux parcours porte le nombre total de parcours à dix, soit presque dix
spécialités de M2, compte tenu de la spécificité de chacun des parcours, ce qui paraît beaucoup.

L’avis global est favorable, avec toutefois, ponctuellement, quelques réserves.
L’adossement recherche, est bien établi, au travers du CERDI, du moins globalement. L’activité du CERDI,
tourné vers le développement et l’international, contribue grandement à la lisibilité nationale et
internationale de l’Université d’Auvergne.
L’organisation pédagogique des cursus est globalement satisfaisante, mais reste parfois hétérogène.
L’évaluation des enseignements ne semble pas diffuser à toutes les spécialités et parcours selon les mêmes
modalités. La validation du niveau d’anglais par le Toeic est en revanche une bonne chose.
L’aspect professionnalisant des diplômes est bien avéré, même si aucune information n’est fournie sur le
devenir des étudiants. La mise en place d’un bureau de l’insertion professionnelle devrait améliorer les choses.
Enfin, l’orientation de cette offre de formation se prête naturellement à une ouverture internationale
marquée et réelle. Les intervenants extérieurs sont de qualité et les relations avec les milieux professionnels
pertinents apparaissent établies de longue date.
Au total, cependant, la structuration de dix parcours sous trois chapeaux communs semble assez artificielle, et
donne l’impression d’un certain surdimensionnement (malgré le succès des M2 du quadriennal précédent). Au-
delà du dynamisme dont fait preuve cette offre de formation, ce surdimensionnement est aussi l’expression
d’une certaine inertie qu’il faudrait dépasser.
4

Avis par spécialité
Développement international
Appréciation : B
Points forts :
• La bonne tenue des effectifs de M2, lors du précédent quadriennal témoigne de l’attractivité des
parcours proposés (pour ceux qui existaient sous forme de spécialité) au sein de cette spécialité.
• L’appui recherche ne pose pas de problème, globalement.
• L’offre de formation repose par ailleurs sur des liens bien établis, depuis longtemps, avec le monde
professionnel, et les institutions internationales de premier rang dans le domaine du développement.

Points faibles :
• Le chapeau commun « Développement international » ne suffit pas à assurer la cohérence globale de
cette spécialité.
• Les parcours continuent à ressembler plus à des spécialités qu’à des parcours de formation au sein
d’une même spécialité.
• La création de deux nouveaux parcours (le parcours « Médias et développement international » étant
original) devrait être argumentée par des éléments mieux quantifiés sur le vivier de recrutement.

L’avis global est favorable, notamment en raison de l’appui recherche bien structuré et des relations avec le
monde professionnel dont bénéficie cette spécialité. Mais, l’effort de restructuration des formations aurait du être
plus poussé, et faire apparaître de vraies synergies entre tous les parcours. L’ensemble sera coûteux.
Economie de la santé et environnement
Appréciation : B
Points forts :
• Les thématiques retenues correspondent à des évolutions en cours, très structurantes, dans le
domaine de la santé et de l’environnement. Sur un plan international cela correspond notamment à
une partie des objectifs du millénaire.
• Les effectifs sur le dernier quadriennal sont corrects.

Points faibles :
• L’appui recherche de ce parcours est relativement faible.
• Les compétences du CERDI dans le domaine du développement durable, malgré la déclaration de
politique scientifique de ce dernier, ne sont pas encore avérées.
• Les relations avec les autres spécialités ne sont pas claires.
L’avis global est favorable, mais les aspects santé et environnement ne relèvent pas des compétences
« historiques » du CERDI. Cette spécialité gagnerait en lisibilité externe et en cohérence avec le reste de l’offre de
formation si elle gardait clairement une orientation « pays en transition et pays en développement ».
5

Analyse et expertise économiques
Appréciation : C
Le principal point fort de cette spécialité réside dans l’orientation de ses parcours vers des publics ou des
emplois spécialisés (marchés internationaux pour le parcours « Stratégies économiques et financières
internationales » ; maîtrise d’ouvrage dans les pays en développement pour le parcours « Maîtrise d’ouvrage publique
et privée ». L’orientation formation continue du second parcours est à son avantage.
En revanche, les deux parcours de la spécialité sont très disjoints et un chapeau commun se justifie peu. Par
ailleurs on ne voit pas les liens avec les autres spécialités et l’appui recherche n’est pas totalement clair.
L’avis est réservé en l’état. L’équipe pédagogique est bien sûr de qualité, mais le document reste succinct,
certains points n’étant pas suffisamment précisés (horaires des cours, par exemple). Les relations avec les autres
spécialités ne sont pas indiquées, et on peut craindre une certaine redondance avec d’autres parcours (« Analyse et
gestion de projets » ou encore « Gestion de la politique économique »). Bien évidemment, un projet de formation
continue, dès lors qu’il est financé et bien construit, reste intéressant à mettre en place.

Quentin

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Message  flbresson le Jeu 23 Sep - 12:12

Qui osera donner publiquement son avis ? Very Happy
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Re: Evaluation du CERDI par l'AERES

Message  Quentin le Jeu 23 Sep - 12:27

Vas-y lance toi !!

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Re: Evaluation du CERDI par l'AERES

Message  Simon le Jeu 23 Sep - 22:01

Mon avis : l'AERES et le CERDI on un point commun : ils pratiquent la surnotation.
Comment maitre un B à une formation qui n'est pas capable de proposer des cours d'anglais à ses étudiants et qui n'évolu quasi jamais ???
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Re: Evaluation du CERDI par l'AERES

Message  Fred le Jeu 23 Sep - 22:45

Mon avis : l'AERES et le CERDI on un point commun : ils pratiquent la surnotation.
Comment maitre un B à une formation qui n'est pas capable de proposer des cours d'anglais à ses étudiants et qui n'évolu quasi jamais ???

Allez hop, dénoncé!

le parcours « Médias et développement international »

C'est encore dans les cartons cette histoire?
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Re: Evaluation du CERDI par l'AERES

Message  Jean-Gui le Ven 24 Sep - 12:10

Simon a écrit:Mon avis : l'AERES et le CERDI on un point commun : ils pratiquent la surnotation.
Comment maitre un B à une formation qui n'est pas capable de proposer des cours d'anglais à ses étudiants et qui n'évolu quasi jamais ???

L'anglais ne fait pas tout non plus, et les notes ne descendent que jusqu'à C... Alors mettre la plus mauvaise note juste pour ça serait quand même bien dommage. B c'est une note moyenne, donc pour éviter la "surnotation" il faudrait un peu plus de variété dans les notes proposées...

Tout ça pour dire que ce sont les commentaires les plus importants, et qu'ils me semblent plutôt fouillés. Mais bon, difficile pour moi de juger la qualité des masters 2 en n'y étant pas... Il manque quand même une évaluation des masters DD et Santé!
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Re: Evaluation du CERDI par l'AERES

Message  Louison le Lun 27 Sep - 12:15

Surtout j'aimerais bien savoir comment on peut objectivement déterminer qu'une institution pratique la surnotation... ? confused
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Re: Evaluation du CERDI par l'AERES

Message  flbresson le Lun 27 Sep - 12:19

Si c'est officiel, il suffit de regarder dans le contrat de plan quadriennal. Very Happy
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Re: Evaluation du CERDI par l'AERES

Message  Quentin le Lun 27 Sep - 16:51

Pour info, voici le guide d'auto-évaluation des établissements, qui est l'une des étapes de l'évaluation, et qui expose les critères de notations :

http://www.aeres-evaluation.fr/content/download/12945/181300/file/2.3-Guide%20d'autoevaluation.pdf

Quentin

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